Je suis né dans un de ces lieux où j’aurais aimé naître. Cette déclaration d’amour à sa terre natale nous vient de l’un des plus grands poètes et philosophes français du XXème siècle, Paul Valéry. Son célèbre poème « Le cimetière marin » témoigne de la passion de l’auteur pour Sète, son île singulière, comme il aimait l’appeler.

Ce cimetière, ce toit tranquille où marchent les colombes , où il repose désormais, est accroché sur les pentes du Mont Saint-Clair qui cumule à 183 mètres au dessus de la mer. Son belvédère, étape incontournable des voyageurs, offre un panorama à 360° sur la ville de Sète, la lagune et sur l’étang de Thau.

Avec ses 19 km de long et 4 km de large, cet étang est le plus grand lagon de la côte languedocienne. Haut lieu de l’ostréiculture, ses eaux limpides recèlent une variété impressionnante de poissons et de coquillages qui ont assuré la subsistance des pêcheurs locaux depuis l’antiquité. Ces derniers, avec l’apport de multiples influences méditerranéennes, ont d’ailleurs fait aujourd’hui de Sète, un haut lieu de la gastronomie française. Ouverte sur le large, traversée de canaux, c’est au roi Louis XIV que l’on doit le port de cette petite Venise Languedocienne. Le monarque, qui souhaitait une grande rade pour sa flotte royale et pour développer le commerce, implante le Môle Saint Louis, premier ouvrage construit lors de la fondation de la ville à partir de 1666.

Lorsque Paul Valéry naît à la fin du XIXe siècle, Sète, que l’on orthographie alors « Cette » est le plus grand port viticole du monde, célèbre pour ses ateliers de fabrication des fûts en bois qui servaient au transport du vin. Ses quartiers historiques colorés, traversés par des canaux, son port de pêche à l’activité bouillonnante, ses ruelles étroites et ses joutes ancestrales font d’elle une véritable ode à la mer à qui rendent hommage les nombreux artistes qu’elle a vu naître.

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Crédit photo © JP. Degas