Jean-Marc Prevost
L’exposition de Tarik Kiswanson à Carré d’Art, s’ouvre avec un ensemble de sculptures en acier tournant sur elles-mêmes, les Vestibules. Nous sommes devant des objets hypnotiques qui nous mènent à la perte de repères et nous incitent à lâcher prise au moment même où, par les images reflétées à la surface des lanières en métal poli, nous prenons conscience de notre présence dans l’espace. Architecturalement, le vestibule est un lieu intermédiaire qui peut à la fois signifier un possible isolement – rester sur le pas de la porte – et laisser entrevoir un ailleurs – entrer et se laisser transporter. À la fragmentation de soi répond la conscience de notre présence physique dans l’espace.